Pour l’abolition de la note scolaire

Un enfant vaut plus qu’une note (Belgique)

samedi 4 avril 2009

La crise économique sans précédent que nous vivons actuellement doit nous pousser à penser l’école autrement. Si nous sommes poussés, nous pousserons les politiques ! Merci pour votre attention.

Au nom du Groupe Belge d’Éducation Nouvelle, L. Guillaume et J.-F. Manil initient un mouvement d’interpellations citoyennes au sujet de l’épreuve commune obligatoire de fin de 6e primaire :

“Nous souhaitons que vous fassiez parvenir un maximum d’envois aux responsables politiques mentionnés dans le document joint (nous avons libellé les adresses "courrier" et "courriel") ou à tout le moins que vous diffusiez largement cette missive afin de rallier à la cause un maximum d’adhérents. Que la chose soit au moins discutée ! nous avons ajouté une adresse interne aux envois (gben@fulladsl.be) qui nous permettra de comptabiliser le nombre de réactions afin d’en avertir la presse.”

Voici le texte de la lettre :

A Monsieur Dupont, Ministre de l’Enseignement obligatoire
Rue A. Lavallée, 1 - 1080 Bruxelles
Courriel : christian.dupont@cfwb.be

A Madame Durant, co-Présidente d’Écolo
Avenue de Marlagne, 52 - B-5000 Namur
Courriel : info@ecolo.be

A Madame Milquet, Présidente du cdH
Rue des Deux Églises, 41 - 1000 Bruxelles
Courriel : milquet@lecdh.be

A Monsieur Di Rupo, Président du PS
Bld de l’Empereur, 13 - 1000 Bruxelles
Courriel : elio@ps.be

A Monsieur Javaux, co-Président d’Éolo
Avenue de Marlagne, 52 - B-5000 Namur
Courriel : info@ecolo.be

A Monsieur Reynders, Président du MR
Avenue de la Toison d’Or, 84-86 - 1060 Bruxelles
Courriel : didier.reynders@mr.be

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Présidents des partis démocratiques de la Communauté Française de Belgique,

A l’écoute de vos programmes et de vos discours répétés, il nous semble que vous espérez pour les citoyens de demain les qualités suivantes :
- Avoir de l’audace.
- Faire preuve d’autonomie.
- Être doté d’un esprit critique.
- Être chercheur.
- Maîtriser la pensée complexe.
- Baigner dans une culture du questionnement.
- Être capable de communiquer.
- Avoir une bonne estime de soi.
- Être créatif.
- Faire preuve d’émancipation.
- Savoir coopérer.
- Savoir se dépasser et être tenace.

Pensez-vous vraiment que l’échéance d’une épreuve commune obligatoire en fin de primaire oriente les pratiques scolaires vers les qualités précitées ?

Pensez-vous par ailleurs qu’une épreuve commune obligatoire en fin de primaire soit en cohérence avec les quatre points du « Décret – Missions de 1997 » :
1. Promouvoir la confiance en soi de la personne de chacun des élèves.
2. Amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique.
3. Préparer tous les enfants à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures.
4. Assurer à tous des chances égales d’émancipation sociale.

Pensez-vous qu’une épreuve commune obligatoire placée au milieu du troisième cycle, qui est censé s’arrêter à 14 ans, ait un sens ?

Je pense que non !

Je pense que la crise que nous vivons actuellement nous oblige à changer nos pratiques scolaires. Nous ne pouvons plus consommer comme il y a 30 ans. Pourquoi continue-t-on à enseigner comme il y a trente ans ?

Je propose de faire reconnaître le Chef-d’œuvre pédagogique comme preuve suffisante permettant l’octroi du Certificat d’Études de Base. Les adultes sont en droit, sur base du décret « 3 mai 1999 », de recevoir leur diplôme après la préparation et la présentation de ce travail exigeant, rigoureux, mais fondé sur le sens et l’aspect culturel des connaissances. A l’inverse de l’épreuve commune obligatoire, le Chef-d’œuvre pédagogique respecte, rencontre et développe les qualités précitées.

Je propose aussi de prendre en considération une multitude d’enseignants qui, sans nécessairement adhérer au Chef-d’œuvre pédagogique, œuvrent à créer une société plus juste et plus humaine. Nombreux sont ceux qui se sentent enfermés par l’épreuve commune obligatoire. Contrairement à un argument régulièrement avancé, cette dernière ne fait pas changer les pratiques en amont. Au pire, elle risque d’ancrer des pratiques de « bachotage » et de « drill ».

Je pense qu’il faut laisser d’autres manières aux enseignants et aux enfants de clôturer une scolarité primaire avec bonheur et réussite.

Nom :
Prénom :
Contact :

Initiateur : Groupe Belge d’Education Nouvelle
Personnes de contact : Jean-François Manil, Léonard Guillaume

Jean-François Manil & Léonard Guillaume

jfmanil@fulladsl.be
leonard.guillaume@skynet.be

- Membres du Groupe Belge d’Éducation Nouvelle (GBEN)
- Auteurs de La rage de faire apprendre


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