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Pour l’abolition de la note scolaire
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Pan à la note ! Panote ...

- Pourquoi les professeurs mettent-ils des notes à leurs élèves ?

- Pourquoi, alors qu’aucun texte légal ne leur en fait une obligation, qu’ils ne risquent donc pas de sanctions pécuniaires s’ils s’en défont ?

- Pourquoi, alors que la note ne fait pas apprendre et qu’elle fait perdre du temps ?

- Pourquoi, alors que les parents ne peuvent rien faire avec le verdict (… votre fille a 5 – ou elle a 15 - sur 20 en chimie) puisqu’ils ignorent comment le professeur est passé d’une analyse multidimensionnelle de la prestation à une note unidimensionnelle ?

- Pourquoi, alors qu’en outre, les parents ignorent comment le professeur a fait apprendre en amont, ou le professeur a appris à noter, ce qui l’anime ? Quels paramètres relationnels entrent en jeu dans ce jeu unilatéral ?

- Pourquoi noter, enfin, alors que professeurs et parents ignorent les ressorts psychiques de l’élève soumis au questionnement ?

Charles Pepinster

Un enfant vaut plus qu’une note (Belgique)
Article mis en ligne le 4 avril 2009
dernière modification le 19 octobre 2017
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La crise économique sans précédent que nous vivons actuellement doit nous pousser Í penser l’école autrement. Si nous sommes poussés, nous pousserons les politiques ! Merci pour votre attention.

Au nom du Groupe Belge d’Éducation Nouvelle, L. Guillaume et J.-F. Manil initient un mouvement d’interpellations citoyennes au sujet de l’épreuve commune obligatoire de fin de 6e primaire :

“Nous souhaitons que vous fassiez parvenir un maximum d’envois aux responsables politiques mentionnés dans le document joint (nous avons libellé les adresses "courrier" et "courriel") ou Í tout le moins que vous diffusiez largement cette missive afin de rallier Í la cause un maximum d’adhérents. Que la chose soit au moins discutée ! nous avons ajouté une adresse interne aux envois (gben chez fulladsl.be) qui nous permettra de comptabiliser le nombre de réactions afin d’en avertir la presse.”

Voici le texte de la lettre :

A Monsieur Dupont, Ministre de l’Enseignement obligatoire
Rue A. Lavallée, 1 - 1080 Bruxelles
Courriel : christian.dupont chez cfwb.be

A Madame Durant, co-Présidente d’Écolo
Avenue de Marlagne, 52 - B-5000 Namur
Courriel : info chez ecolo.be

A Madame Milquet, Présidente du cdH
Rue des Deux Églises, 41 - 1000 Bruxelles
Courriel : milquet chez lecdh.be

A Monsieur Di Rupo, Président du PS
Bld de l’Empereur, 13 - 1000 Bruxelles
Courriel : elio chez ps.be

A Monsieur Javaux, co-Président d’Éolo
Avenue de Marlagne, 52 - B-5000 Namur
Courriel : info chez ecolo.be

A Monsieur Reynders, Président du MR
Avenue de la Toison d’Or, 84-86 - 1060 Bruxelles
Courriel : didier.reynders chez mr.be

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Présidents des partis démocratiques de la Communauté Française de Belgique,

A l’écoute de vos programmes et de vos discours répétés, il nous semble que vous espérez pour les citoyens de demain les qualités suivantes :
- Avoir de l’audace.
- Faire preuve d’autonomie.
- Être doté d’un esprit critique.
- Être chercheur.
- MaÍ®triser la pensée complexe.
- Baigner dans une culture du questionnement.
- Être capable de communiquer.
- Avoir une bonne estime de soi.
- Être créatif.
- Faire preuve d’émancipation.
- Savoir coopérer.
- Savoir se dépasser et être tenace.

Pensez-vous vraiment que l’échéance d’une épreuve commune obligatoire en fin de primaire oriente les pratiques scolaires vers les qualités précitées ?

Pensez-vous par ailleurs qu’une épreuve commune obligatoire en fin de primaire soit en cohérence avec les quatre points du « Décret – Missions de 1997 » :
1. Promouvoir la confiance en soi de la personne de chacun des élèves.
2. Amener tous les élèves Í s’approprier des savoirs et Í acquérir des compétences qui les rendent aptes Í apprendre toute leur vie et Í prendre une place active dans la vie économique.
3. Préparer tous les enfants Í être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures.
4. Assurer Í tous des chances égales d’émancipation sociale.

Pensez-vous qu’une épreuve commune obligatoire placée au milieu du troisième cycle, qui est censé s’arrêter Í 14 ans, ait un sens ?

Je pense que non !

Je pense que la crise que nous vivons actuellement nous oblige Í changer nos pratiques scolaires. Nous ne pouvons plus consommer comme il y a 30 ans. Pourquoi continue-t-on Í enseigner comme il y a trente ans ?

Je propose de faire reconnaÍ®tre le Chef-d’œuvre pédagogique comme preuve suffisante permettant l’octroi du Certificat d’Études de Base. Les adultes sont en droit, sur base du décret « 3 mai 1999 », de recevoir leur diplÍ´me après la préparation et la présentation de ce travail exigeant, rigoureux, mais fondé sur le sens et l’aspect culturel des connaissances. A l’inverse de l’épreuve commune obligatoire, le Chef-d’œuvre pédagogique respecte, rencontre et développe les qualités précitées.

Je propose aussi de prendre en considération une multitude d’enseignants qui, sans nécessairement adhérer au Chef-d’œuvre pédagogique, œuvrent Í créer une société plus juste et plus humaine. Nombreux sont ceux qui se sentent enfermés par l’épreuve commune obligatoire. Contrairement Í un argument régulièrement avancé, cette dernière ne fait pas changer les pratiques en amont. Au pire, elle risque d’ancrer des pratiques de « bachotage » et de « drill ».

Je pense qu’il faut laisser d’autres manières aux enseignants et aux enfants de clÍ´turer une scolarité primaire avec bonheur et réussite.

Nom :
Prénom :
Contact :

Initiateur : Groupe Belge d’Education Nouvelle
Personnes de contact :

Jean-François Manil & Léonard Guillaume

jfmanil chez fulladsl.be
leonard.guillaume chez skynet.be

- Membres du Groupe Belge d’Éducation Nouvelle (GBEN)
- Auteurs de La rage de faire apprendre


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