Pour l’abolition de la note scolaire

Pour l’abolition de la note scolaire

Pan à la note ! Panote ...

- Pourquoi les professeurs mettent-ils des notes à leurs élèves ?

- Pourquoi, alors qu’aucun texte légal ne leur en fait une obligation, qu’ils ne risquent donc pas de sanctions pécuniaires s’ils s’en défont ?

- Pourquoi, alors que la note ne fait pas apprendre et qu’elle fait perdre du temps ?

- Pourquoi, alors que les parents ne peuvent rien faire avec le verdict (… votre fille a 5 –ou elle a 15- sur 20 en chimie) puisqu’ils ignorent comment le professeur est passé d’une analyse multidimensionnelle de la prestation à une note unidimensionnelle ?

- Pourquoi, alors qu’en outre, les parents ignorent comment le professeur a fait apprendre en amont, où le professeur a appris à noter, ce qui l’anime ? Quels paramètres relationnels entrent en jeu dans ce jeu unilatéral ?

- Pourquoi noter, enfin, alors que professeurs et parents ignorent les ressorts psychiques de l’élève soumis à questionnement ?

Charles Pepinster

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Mesure

Extrait du livre "L’école entre Autorité et Zizanie", écrit par le LIFE (Chronique Sociale) Autorité Zizanie
jeudi 27 novembre 2008

« L’homme est la mesure de toutes choses. »
Protagoras

« Il y a une hiérarchie jusque dans l’infamie. »
Jules Barbey d’Aurevilly



De la pédagogie bancaire à la pédagogie du chef-d’œuvre

samedi 22 novembre 2008

Extrait du livre "Cultures adolescentes" (sous la direction de David Le Breton)



Du constat des effets dévastateurs de la notation à sa suppression

Article paru dans "High School Magazine" (mars 1999) - Etats-Unis
jeudi 30 octobre 2008

On peut dire beaucoup de choses sur les valeurs et la personnalité d’un professeur en lui demandant simplement ce qu’il ressent lorsqu’il attribue des notes (qu’elles soient formulées sous forme numérique, sous la forme de “mentions” ou de lettres : “A, B, C, ...”) . Certains défendent cette pratique, affirmant que les notes sont nécessaires pour « motiver » les étudiants. Bon nombre de ces professeurs semblent en effet être favorables au maintien de ce système compliqué consistant à consigner les cotes de chacun. Régulièrement, ces enseignants mettent en garde leurs étudiants, en leur faisant savoir « qu’ils devront connaitre ça pour le test ». Ces avertissements sont utilisés comme un moyen de contraindre les étudiants à prêter attention au cours ou à réaliser les lectures assignées. Pour les mêmes raisons, ces professeurs peuvent même recourir à des interrogations-surprises, en gardant leur carnet de notes à portée de main.



Questions autour de l’évaluation

vendredi 17 octobre 2008 par Charles Pepinster
« Le mesurage de l’humain détourne l’école de sa mission. » Charles Pepinster Formule difficile à encaisser à l’heure où fleurissent les discours et les pratiques d’évaluation en tous genres. Où il n’est de démarche, projet, séquence, activité de quelque nature qu’elle soit qui ne comporte de volet (...)


L’école de la mesure - Rangs, notes et classements dans l’histoire de l’enseignement

Article paru dans “L’Éducateur”, numéro spécial “Un siècle d’éducation en Suisse Romande” (2), mars 2003, p. 33-37
mercredi 15 octobre 2008

Le métier d’élève a son salaire au mérite : c’est la note. Comment motiver les travailleurs, comment signifier leur valeur, et comment en informer les parents si l’on ne peut pas quantifier la qualité de leur travail et de leur conduite au travail ? Il est difficile, aujourd’hui, d’imaginer une école sans note. Pourtant, la note est comme l’école : une “idée folle” qu’il a bien fallu inventer, et qui peut encore évoluer.

Claparède [2] ne voulait pas une école de la mesure, mais une école sur mesure. Une école qui mette les expédients des bonnes et des mauvaises notes, des rangs, des concours et des prix au rancart de l’enseignement. Au moment où le rancart s’entrouvre, et où le débat pédagogique devient un débat politique, pourquoi ne pas remonter aux sources de la note pour voir s’il est prudent ou imprudent d’ “expédier les expédients” ?



La note : claire, juste et exigeante ?

Contre-argumentaire pour votation populaire
mardi 14 octobre 2008

Faut-il être pour ou contre le débat « pour ou contre les notes » ? D’un côté, on se dit que l’essentiel n’est pas là. Que la différence entre « 3, 4, 5, 6 », « A, B, C, D », « assez bien, bien, très bien » ou « très satisfaisant, satisfaisant, peu satisfaisant » ne vaut pas une guerre. Que le monde vit des conflits plus graves. Et qu’il n’y a décidément que la Suisse
pour charger le peuple de légiférer sur la pêche à la ligne, les alambics et les livrets scolaires des enfants. Mais on sent aussi que la note est le sommet d’un iceberg, et que les querelles de surface peuvent exprimer (ou cacher) deux projets pédagogiques bien différents. Petite revue des arguments et question subsidiaire : qui est exigeant ?



Qui a eu cette idée folle, un jour, d’inventer (les notes à) l’école ?

Petite histoire de l’évaluation chiffrée à l’usage de celles et ceux qui désirent s’en passer (et des autres)
lundi 13 octobre 2008

Albert ANKER, L'examen, 1862 (Musée de Berne)

Supprimons la note ! Abolissons ce carcan ayant tenu des générations de potaches en esclavage. Renonçons à l’évaluation chiffrée, aux calculs alambiqués de moyennes, aux impasses de la sélection arithmétique. Alors viendra le Grand Soir, celui d’une pédagogie réconciliée avec elle-même, sans carotte ni bâton. Sans note, pas de compétition malsaine, pas de hiérarchie nauséabonde. Une aube nouvelle se lèvera sur les classes : les élèves y seront plus solidaires, les enseignants plus sereins, les parents mieux informés. Le savoir retrouvera tout son sens, l’enseignement en sera différencié, les apprentissages facilités et l’échec scolaire éradiqué.



J’adore ... Je refuse ...

Deux argumentaires pour se positionner par rapport aux notes
dimanche 12 octobre 2008

Deux partis. Deux parti-pris vis-à-vis des examens : d’un côté les POUR, de l’autre les CONTRE. Quelles bonnes raisons de choisir son camp ? Et si on faisait mieux apprendre en installant un vrai travail de synthèse exigeant qu’on pourrait appeler un chef-d’œuvre pédagogique ?



En France et en Finlande - Deux écoliers comparent les conditions d’exercice de leur métier d’élève

Paru dans "Cahiers pédagogiques" et dans "L’Éducateur" (2005)
samedi 27 septembre 2008

Kalle et Martin, élèves finlandais, viennent de vivre trois ans de scolarité en France. A leur retour en Finlande ils s’entretiennent avec une chercheuse, Päivi SIHVONEN (PS), sur leur métier d’élève pratiqué en France et en Finlande. Kalle P. (KP) est un collégien de 13 ans ; Martin L. (ML) est aussi collégien, il a 14 ans.
Leur comparaison est passionnante. Elle nous permet de faire l’hypothèse que la réussite de l’École finlandaise tient peut-être à des conditions d’exercice du métier d’élève que nous pourrions mettre en place. Soit qu’elles ne sont pas des spécificités si culturelles que ce qu’on veut bien le dire parfois.



Les mots révélateurs de l’École sélective

Paru dans la revue "FOEVEN"
vendredi 26 septembre 2008

Le métier d’élève est assigné aux enfants et aux adolescents comme un métier statuaire, à la manière dont un adulte est mobilisé par l’État dans un jury ou une armée. Juridiquement, le travail scolaire est plus proche des travaux forcés que de la profession librement choisie.
Philippe Perrenoud (1994)


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